
Comme je disais, cest à quelques heures de chez moi, et nous y sommes arrivées vers 5 heures. "Nous", cest-à-dire une brit, (ce n'est pas de sa faute, elle est gentille quand même ) une franco-allemande, ou devrais-je dire une germano-française? (enfin, une qui a fait le bon choix ) et une franco-française (cocorico!), pour vous servir. Bon, il faut bien ladmettre, arriver à Norwich à lheure de pointe cétait pas une bonne idée - dautant plus que la ville se targue dun système à sens unique à faire pâlir Reims denvie. Mais nous avons tout de même réussi à retrouver les autres fans à temps et au café Kultureshok, là où M. Beltran se produisait (et pour pas grand-chose mont dit les organisateurs qui sétaient renseignés au sujet dautres acteurs de Voyager et les avaient trouvés un peu au dessus de leur bourse). Se produisait? Euh, était censé se produire, en fait, puisqu' on nous a dit quand nous sommes arrivées quil y avait trop de monde pour le café et quune salle plus grande avait été louée au premier étage dun pub voisin.
Une bière au café, une autre au pub, lambiance se réchauffait agréablement quand on nous a dit quon "pouvait monter"( ça promettait) alors nous avons fait la queue sur les escaliers (cest une tradition locale) et à lheure précise où la session questions-réponses devait commencer, nous nous sommes trouvées nez à nez avec linvité dhonneur (et moi qui croyais que nous faisions la queue pour les tickets) qui signait des autographes avant la session, changement de programme, parce quil fallait quil reprenne un train pour Londres juste après. (Pour ceux qui ont encore à découvrir ce beau pays, les trains de la perfide Albion sont rares, lents, et généralement en retard, quand ils ne sont pas annulés purement et simplement à la dernière minute, et il faut sy prendre tôt pour espérer rentrer à la maison, ou à l'hôtel, un jour.)
Cétait notre première rencontre du gars Beltran pour toutes les trois, et la première rencontre Star-Trek tout court pour les deux autres (moi je suis déjà allée écouter Tim Russ en concert il y a quelques mois). Il ne faut pas croire tout ce quon dit sur le beau Robert, allez, il nétait pas en retard du tout, et il na même pas rougit une seule fois! Il était en fait très cool pendant la session autographes, sympa, et il a pris le temps de discuter avec les fans quil avait déjà rencontrés ou aperçus à dautres conventions (en voilà un qui a la mémoire des têtes, sinon de ses textes!) et de faire la connaissance des nouvelles (têtes).
La session
questions-réponses a suivi. Il a commencé par repousser la table qui le séparait du
public puis il a fait de la pub pour le prochain invité de Kultureshock, Andrew Robinson,
comme il se devait (cest-à-dire quil a lu les prospectus, en a fait des
boules de papier et nous a bombardé avec, le plus sérieusement du monde). Il sest
ensuite assis directement face à nous tous, nous a demandé comment nous allions et
après les politesses dusage, nous a un peu parlé de ses vacances en Europe (il les
terminait). Il aime bien passer une partie de ses vacances annuelles à Londres et à
Paris et ça fait plusieurs années de suite quil vient. Cette année, il a eu
loccasion de voir une pièce de Shakespeare avec Ralph Fiennes (qui jouait dans la
pièce, pas en sa compagnie) et a essayé la Comédie Française à Paris mais il ny
avait plus de places. Les fans lui ont demandé ce quil pensait de la direction
prise par Voyager dans les dernières saisons bien-sûr, et il navait
pas grand chose de positif à dire là-dessus. En résumé, il nous a dit qu'il en a marre
des Borgs, que lui-même et dautres collègues commencent à semm
nuyer
ferme aux studios vu quils nont plus grand chose à y faire, quen tant
quacteur ce nétait pas son boulot décrire ou de diriger la mise en
scène sil nen avait pas envie et quil ne devrait pas avoir à le faire
pour avoir le droit de jouer dans un épisode et quil avait le sentiment que
Chakotay ne survivrait peut-être bien pas à son prochain atterrissage manqué (euh, ce
qui est probable sil continue à louvrir trop grande en public!) et quil
commencait à le souhaiter pour pouvoir faire autre chose, le travail lui manque. Bon, moi
je nai même pas vu toute la première moitié de la saison 5 et ce que jen ai
vu, jai assez aimé, alors je ne suis pas la meilleure personne pour juger de ce
quil a dit, mais tout le monde avait lair plutôt daccord avec lui. Il y
a eu des échos plutôt lamentables depuis sur les sites Star-Trek mais bon, il fallait
être présent, je crois, pour bien comprendre que M. Beltran a le ton, sinon le langage,
un peu latin sur les bords, et que son style de discours est du genre qui passerait
sûrement mieux à Marseille ("Té, ils sont complètement fadas, ces auteurs")
que dans le monde anglo-saxon où l'euphémisme et le sous-entendu polis (dirons nous pour
rester polis nous-mêmes) sont de règle et où chaque mot est pris trés au sérieux, et
la franchise en général mal prise tout court. Tous ceux des fans de Trek qui étaient
là ne s'y sont pas trompés et l'atmosphère est restée parfaite. Il parait que ceux qui
n'y étaient pas lont même accusé plus tard d'avoir dit du mal de ses collègues?
Tss tss, alors là, cest de la médisance pure et simple, il en a parlé avec
beaucoup de respect dans la voix et, euh
est-ce bien le moment de parler des
imitations?
Allez, pourquoi pas? Les imitations de Bob Picardo (le doc sur voyager) ont commencé vers la moitié de la session à Norwich et ont continué tout le week-end. Vous les avez peut-être déjà vues? Ach, impayables! Et je pèse mes mots. Les gars de Voyager sont toujours en train se se singer les uns les autres, cest de bonne guerre et évidemment en toute amitié, et celles-là, croyez moi, elles valent vraiment le déplacement. Quel dommage que nous ne puissions pas vous les faire voir - les photos nont pas été réussies- ou vous faire écouter la réaction du public (la cassette doit exister mais je ne lai pas) il est vraiment très bon mime, quoique apparemment, pour la voix, cest Garrett Wang qui remporte le pompon - on espère bien avoir droit à un duo un jour. Il ne sest pas arrêté au doc, bien-sûr, encouragé par le succès obtenu, il nous a offert une imitation de Kate Mulgrew (la victime preférée de ses collègues imitateurs) et aussi du capitaine Kirk aux commandes de son vaisseau attaqué-par-de-féroces-ennemis (cest vrai quil noublie jamais de réajuster sa tunique et se recoiffer coquettement de la main droite aprés avoir constaté les dégats )
Puisqu'on parle
tifs, vers la moitié de la session, un des organisateurs a fait remarquer que la coiffure
du capitaine Janeway ne bougeait jamais dun poil, euh, dun cheveu, même lors
dattaques, daccidents etc
a composé le numéro de Kate Mulgrew sur son
portable, et la remis à Robert avec pour instructions de demander par quelle magie
elle nétait jamais décoiffée. Un des fils de Kate a répondu au téléphone, et
la conversion suivante a, euh, suivi:
"Allo, bonjour mon grand, cest Robert oui . tu me passes ta mère sil te plait? Robert Beltran.. oui je joue dans 'Voyager' aussi.. mais si, puisque je te le dis je suis le gars assis à côté de comment? Elle est bourrée? Ah salut Kate oui non allez, pose ton verre! [en aparté, au public] elle est en train dengueuler Seven " etc
Bon, jy ai cru pendant au moins deux secondes, ne vous moquez pas, ça leur arrive de téléphoner aux autres pour de vrai dans ces conventions, et il était convaincant!
Quoi dautres? Ah, oui, on lui a demandé sil aimait travailler comme guest star dans dautres séries (voir notre page A lécran) et nous a dit que ça avait des bons côtés mais quil est parfois difficile de sintégrer à une équipe bien soudée de gens qui travaillent ensemble depuis longtemps et quil en avait fait lexpérience des deux points de vue. On lui a demandé ce quil aimait regarder à la télé, et apparemment il ne regarde que les infos, le sport, un vieux film et des dessins animés, de temps en temps. On lui a aussi demandé sil allait souvent voir sa famille, ses frères et soeurs et il a repondu que oui, ils se rencontraient tous chez sa mère, en général. Il y a eu pas mal dautres questions, evidemment, mais je ne me souviens pas de tout, et je vous épargne celles auxquelles il a déjà répondu des dizaines de fois au cours d'autres conventions.
Ah oui: pendant la conversation sur Chakotay, quelquun lui demandait sil y avait des similarités de caractère entre lui et Chakotay et il était en train dexpliquer que contrairement à son alter-ego tatoué, il comprend vite et ninsiste pas pendant 4 ans quand une femme lui dit non et cest alors quun (sûrement une je ne me rappelle plus) autre fan na pas pu sempêcher de lui demander sil avait plus de succès que Chakotay avec les filles. La question, elle, a eu du succès avec les autres fans, cest le moins quon puisse dire. Curieux et indiscrets, les fans? Mais bien-sûr - cest de bonne guerre. Le pauvre a réfléchi, gagné du temps en buvant un verre, (cest marrant comme certaines questions leur donnent soif) et a finalement declaré que oui, il avait plus de succès, que tous les hommes de la terre avaient plus de succès que Chakotay... ("même moi" ai-je entendu un gars murmurer de l'arrière de la salle). Ouais, bon, il ne faut pas exagérer, il en a quand même eu une ou deux, le tatoué!
Quoi dautre? Il a mentionné le Galaxy Ball doctobre à Los Angeles (voir notre page Sur Terre et A Venir).
Le rapport est un peu court? Ben, oui, la soirée aussi trés bonne, trés drôle et trés sympa -il sait vraiment comment mettre tout le monde à laise- mais un peu courte. Bon, il fallait quil prenne son train (nous navons pas osé lui proposer de le reconduire à Londres, hélas, hélas, la vie nest quune longue succession doccasions manquées..) comment? Les bières? Um, oui, finalement, le train, cétait moins dangereux et ça nous a donné loccasion de finir la soirée entre fans et de discuter des deux soirées quil restait, au bar Pages à Londres, et là-bas, la soirée na pas été triste non plus.. beaucoup plus longue et au moins aussi chaude que chaleureuse!





Un grand merci à Lucy et John pour ces belles photos!

Je ne me souviens plus du début, euh, nous avions bu un verre ou deux en lattendant. Nous sommes arrivées trop tard pour les tables, elles étaient toutes prises, mais des connaissances doutre-Rhin étant arrivées avant nous comme il se doit (ponctuelles ces Allemandes), nous nous sommes incrustées. Latmosphère était trés différente de celle de Norwich, évidemment Pages cest LE café sci-fi de Londres. La musique nétait pas trop mal, mais un peu FORTE! Sauf pendant les épisodes de Voyager quils nous ont passés sur grand écran pour nous faire patient: Unimatrix 0 et Fury - geste dautant plus apprécié que nous ne verrons pas ces épisodes en Europe de sitôt, alors cétait sympa de voir ce que léquipage du galant vaisseau devient de nos , euh, de leurs jours..
Bon, je vais me contenter de taper ce dont je me
souviens, au fur et à mesure que ça me revient. La magie de la soirée du samedi à
Londres est encore plus difficile à faire passer que celle de Norwich, jen ai peur.
Une super soirée, une foule enthousiaste, amicale et bruyante juste ce quil
faut
le gars était calme et posé à Norwich, mais à Londres, laudience a
réussi à le contaminer et le résultat fut sans égal. Je sais de quoi je parle,
jai vu une vidéo de son dernier passage à Pages, et croyez moi, nous avons
choisi la bonne année! Plusieurs des questions ayant déjà été posées à Norwich, je
ne les répéterai pas. Il a commencé par nous parler des pièces de théâtre se jouant
à Londres en ce moment (le théâtre, cest son dada), et quil y en avait de
franchement nulles (le fait est que sa visite coincidait avec une mauvaise passe pour le
West End) mais comme les Anglais naiment pas la critique, le pauvre sest fait
huer et descendre en flamme. Pour rire, bien-sûr, mais ça promettait.
Il nous a sorti quelques blagues au sujet de lhôtel où il restait. Le personnel de lhôtel était sous inspection, apparemment, donc particulièrement charmant. >imitation< "Vous avez fini votre repas M. Beltrumm? (Beltran, cest un peu difficile à prononcer en anglais) Avez-vous apprecié votre repas? Désirez-vous autre chose, M. Beltrumm?
-Euh, non merci, jai à peine commencé la salade, et non, je nai pas fini, ne touchez pas à mon assiette... non, ne bon, BON! Je dirai du bien de vous!"
A quelquun qui lui demandait s'il avait visité le Dome (le projet du millénaire de Tony Blair), il a répondu que non, il visitait rarement les pièges à touristes, et quoiquil aime Paris et y passe souvent des vacances, il nest même jamais monté en haut de la Tour Eiffel.
Ah, et les imitations de Bob Picardo (le doc virtuel) je sais, je lai déjà dit, mais je ne men lasse pas. On y a eu droit à Norwich, et on y a eu re-droit à Londres, autant quon a voulu! Et pendant que jy suis, on a aussi eu droit à une imitation de Kate Mulgrew (Janeway) prête à péter les plombs pendant le tournage quand Robert oublie son texte pour la quinzième fois de la journée (le regard sassombrit, le visage enfle, rougit, lécume apparait au coin des lèvres, la respiration devient saccadée, les veines du front commencent à enfler, tout son corps se met à vibrer, attention elle va décoller ) (ils sont trés bons amis en fait, mais aiment simiter les uns les autres.)
Puisquon parle textes, dialogues etc, on lui a demandé comment il fait pour les retenir, et voici la technique beltranienne: il lit son texte une fois et se rend au tournage. Quand cest à son tour de parler, il a sa page tout près, hors du champ de la caméra. Quand le metteur en scène crie on tourne!, il sort le début de la phrase, sarrête brusquement et demande à quelquun de se retirer de son champ de vision (coupez!) et pendant ce temps, il relit son texte (imaginez les yeux agrandis de panique parcourant la page de haut en bas à vitesse grand V). Tournez! Cette fois, les trois quarts du texte sortent sans problèmes, et puis il devient tout pensif et sarrête. Ca ne va pas. Chakotay ne dirait jamais ça. Il exige quon appelle les scénaristes tout de suite pour leur demander de changer le texte. Tout le monde se penche sur le texte, mais non, il est trés bien comme ça, on ne va pas déranger les scénaristes pour si peu.. (vous avez deviné: Robert est en train de relire son texte en vitesse pendant les palabres). Bon daccord, il ninsiste pas, il est prêt, menfin, ils vont la tourner cette scène ou quoi? Cest lui qui les attend!.. ah,ah.
Quelquun qui ne savait visiblement pas que Paul Bartel était mort récemment lui a demandé sil aimerait refaire un film avec lui (voir Eating Raoul). Robert a répondu que euh, il aimait beaucoup Paul Bartel, mais que dans les circonstances, il nétait pas trop pressé de le rejoindre
Une dame qui
avait entendu dire quil avait une belle voix lui a demandé de nous chanter quelque
chose pour nous le prouver. Si vous allez jamais voir Robert Beltran à une convention, il
faut absolument lui demander de chanter. Pas seulement parce quil a horreur de ça,
mais parce que ses efforts pour essayer dy couper sont impayables. Et comme il est
prêt à se lancer dans absolument nimporte quelle conversation pour essayer de
changer de sujet, cest le moment rêvé pour glisser une question indiscrète au
passage si vous en avez envie, yark yark! Bon personne nen a profité cette fois
là. Il sest mis à nous raconter comment ses frères et lui se prenaient pour les
groupes anglais comme les Beatles quand ils étaient petits. La femme qui lui avait
demandé de chanter avait entendu parler de ses prouesses musicales à un diner de la St
Patrick organisé par Kate Mulgrew (dorigine irlandaise), alors il nous a parlé du
bataillon dIrlandais qui sest battu avec les Américains contre les Mexicains,
puis avait changé de bord (la bouffe était meilleure chez les Mexicains) et évidemment,
ils avaient à peine changé de bord que les Mexicains perdaient la guerre. Il y a une
chanson sur eux et il la chantée au diner de Kate Mulgrew.
Mais ni les souvenirs denfance ni la généalogie de Kate Mulgrew ny a fait: tout le monde voulait toujours lentendre chanter, alors il sest mis à nous faire la tête et nous a dit que cétait trés difficile de chanter comme ça, sans accompagnement bla bla bla belle erreur, parce que cest alors que toute la salle a décidé de lui démontrer combien il est facile de chanter sans accompagnement, et toute la salle, 150 voix (chacune accompagnée par les autres 149 voix bien-sûr) a entonné spontanément un air bien connu " oh, how d you dooo what you do to me ?.." etc. Le pauvre ne savait plus où se mettre et a du avoir recours à la bouteille deau salvatrice pour se remettre daplomb. Bon, on lavait eu, alors quand le bruit sest un peu calmé, il nous a chanté un petit morceau dune chanson, et si ça vous intéresse, il a effectivement une très belle voix, et je lui aurais volontiers envoyé un coup de pied quelque part quand il sest arrêté au bout de quelques secondes sous prétexte quil ne se souvenait plus du reste de la chanson, mais encouragé par les applaudissements, il nous a demandé de lui lancer des titres, et nous avons eu droit à une version un peu, si peu, caricaturée de YesterdaaAAaaAAaY des Beatles.
Plus tard, un gars lui a dit que Chakotay était un homme assez doux de caractère et lui a demandé si lui létait aussi. La question étant difficilement audible, Robert a fait passer le micro jusquà lui pour quil puisse la répéter. Pendant que le micro revenait vers lui , Robert bougonnait: " est-ce que je suis quelquun de doux? Mmmmm ALORS, IL REVIENT OU QUOI, CE MICRO DE ****?!" ah , ah, et a changé de sujet en nous reparlant de Chakotay.
Quand on lui a demandé sil comptait prendre sa retraite un jour, il a dit que non, il espérait bien mourir sur scène (et on a eu droit à une démonstration, sgniiif!)
On lui a demandé si ça lennuyait quon le reconnaisse dans la rue, et il a répondu que non, pas vraiment, sauf quand, trés rarement, les gens vont un peu loin et saccrochent un peu trop. Comme il na pas retroussé ses manches, nous navons pas pu vérifier, mais nous on veut bien le croire que cette dame a laissé la marque de ses ongles sur son avant-bras
Quand on lui a demandé ce quil comptait faire aprés Voyager il a dit quil allait préparer une mise en scène d Othello, probablement au théâtre où il a déjà joué Hamlet, et je crois quil a parlé de films, mais je ne me souviens plus exactement.
Ah, jallais oublier
lanniversaire
un des gars du bar la rejoint sur lestrade alors
quil parlait, et sest mit à allumer les bougies sur un gâteau au chocolat
qui se trouvait sur la table (je ne lavais même pas remarqué jusqualors,
incroyable mais vrai, je nai pas lhabitude de ne pas remarquer les gâteaux au
chocolats). Il nous a expliqué que cétait lanniversaire dune
demoiselle dans laudience et il a demandé à Robert si il voulait bien chanter
Joyeux anniversaire en son honneur, ce quil a fait de bonne grâce, à
la yesterdaaAAaaaAy. Bon, je ne sais pas qui était dans le coup, mais la fille tombait
visiblement des nues, et aprés sêtre remise de sa surprise, a visiblement décidé
quelle aimait beaucoup le cadeau danniversaire (Robert) offert par son mari,
quelle serait bête de ne pas en profiter au maximum, la rejoint sur
lestrade, la embrassé et ne lui a plus laché le cou. Le cadeau
danniversaire la prise par la taille et a fait la conversation poliment, lui a
demandé si tout allait bien, a remarqué quelle et son mari (qui lui offrait Robert
comme cadeau) étaient un couple trés libre et moderne, a essayé de prononcer le nom de
la fille (italienne) qui finissait en Zzzzi, nous a fait un cours sur la
prononciation des Rrrs latins, la complimentée sur son nom dépouse anglais
(Clarke avec un e) et a continué à improviser jusquà ce que la
séparation seffectue, sans anesthésie je crois, mais je ne me souviens plus.
Ses origines ethniques il nous a expliqué quil était dorigine mexicaine, donc en partie amérindien en partie européen, et que ce nétait pas trés important en faisant remarquer que de toutes façons, il est difficile de remonter trés loin dans le temps. Comme plusieurs fans anglais indiquaient quil connaissaient leur arbre généalogique jusquà Adam (au moins), il nous a fait une imitation parfaite de lAnglais snob qui se vante de sa noblesse, imitation trés appréciée par lennemi français présent dans les rangs (nous) " Aoh, yes, nous shommes anglais, noss ancêêêtres bla bla bla "
Bon, il y a eu des tas dautres questions, mais je ne me rappelle pas de tout.. . En tout cas lambiance était vraiment super, comme quoi on nest jamais déçu avec les trekkies. Je crois que Robert a passé une bonne soirée aussi, ce qui se voit à la longueur des réponses.. pour quelquun qui a dit plusieurs fois ne pas aimer les longs monologues (sauf au théâtre) et passe pour un peu réservé en général, il na pas eu peur de se lancer dans de longues histoires marrantes et la réaction du public na pu que lencourager.
La soirée sest terminée par la signature
dautographes, qui a pris un temps certain puisque cest la session préférée
de linvité dhonneur, qui aime prendre son temps, discuter avec chacun et
chacune et embrasser tous les candidat(e)s à lembrassade, au grand dam des
organisateurs qui regardaient leur montre dun air affolé et la queue qui nen
finissait pas. Ah, anecdote: une fille lui a demandé de signer un
autographe sur son sein (presque) nu (vous voulez des détails?
Cétait son sein gauche je crois..) au grand amusement du public. Bon, je sais ça a
lair un peu drôle, mais cétait à Londres, ne loubliez pas, où on ne
se retourne pas sur si peu. Il a obtempéré de bonne grâce, mais je dois dire que
jai paniqué pendant deux secondes quand jai vu qu un gars
sapprochait à son tour et je me suis surprise à me demander ce que celui-là
allait lui demander de signer
Aprés la session autographe, il sest mêlé aux fans qui restaient, il est même venu sasseoir à notre table pour faire notre connaissance et nous a demandé si nous avions aimé la soirée, et doù nous venions, aprés quoi je lui ai demandé sil avait passé un bon séjour à Paris etc.. et nous avons fait causette pendant quelques minutes avant quil nous quitte pour aller soffrir un verre au bar. Trés simple et trés sympa. Nous somme parties finalement, pas tout à fait les dernières mais presque... et il est venu de lui-même nous dire au revoir à la porte (bisous, youpi!) et nous a demandé pourquoi nous avions lair si fatiguées. Quand je pense quil venait de passer plusieurs heures sur scène, je me demande ce quil fume en cachette, parce quil était frais comme un gardon, et nous prêtes à tomber de sommeil!