Robert en Angleterre...

 

Norwich, le 9 juin 2000

Comme je disais, c’est à quelques heures de chez moi, et nous y sommes arrivées vers 5 heures. "Nous", c’est-à-dire une brit, (ce n'est pas de sa faute, elle est gentille quand même…) une franco-allemande, ou devrais-je dire une germano-française? (enfin, une qui a fait le bon choix…) et une franco-française (cocorico!), pour vous servir. Bon, il faut bien l’admettre, arriver à Norwich à l’heure de pointe… c’était pas une bonne idée - d’autant plus que la ville se targue d’un système à sens unique à faire pâlir Reims d’envie. Mais nous avons tout de même réussi à retrouver les autres fans à temps et au café Kultureshok, là où M. Beltran se produisait (et pour pas grand-chose m’ont dit les organisateurs qui s’étaient renseignés au sujet d’autres acteurs de ‘Voyager’ et les avaient trouvés un peu au dessus de leur bourse). Se produisait? Euh, était censé se produire, en fait, puisqu' on nous a dit quand nous sommes arrivées qu’il y avait trop de monde pour le café et qu’une salle plus grande avait été louée au premier étage d’un pub voisin.

Une bière au café, une autre au pub, l’ambiance se réchauffait agréablement quand on nous a dit qu’on "pouvait monter"( ça promettait) alors nous avons fait la queue sur les escaliers (c’est une tradition locale) et à l’heure précise où la session questions-réponses devait commencer, nous nous sommes trouvées nez à nez avec l’invité d’honneur (et moi qui croyais que nous faisions la queue pour les tickets) qui signait des autographes avant la session, changement de programme, parce qu’il fallait qu’il reprenne un train pour Londres juste après. (Pour ceux qui ont encore à découvrir ce beau pays, les trains de la perfide Albion sont rares, lents, et généralement en retard, quand ils ne sont pas annulés purement et simplement à la dernière minute, et il faut s’y prendre tôt pour espérer rentrer à la maison, ou à l'hôtel, un jour.)

C’était notre première rencontre du gars Beltran pour toutes les trois, et la première ‘rencontre Star-Trek’ tout court pour les deux autres (moi je suis déjà allée écouter Tim Russ en concert il y a quelques mois). Il ne faut pas croire tout ce qu’on dit sur le beau Robert, allez, il n’était pas en retard du tout, et il n’a même pas rougit une seule fois! Il était en fait très cool pendant la session autographes, sympa, et il a pris le temps de discuter avec les fans qu’il avait déjà rencontrés ou aperçus à d’autres conventions (en voilà un qui a la mémoire des têtes, sinon de ses textes!) et de faire la connaissance des nouvelles (têtes).

norwich07.jpg (15921 Byte)La session questions-réponses a suivi. Il a commencé par repousser la table qui le séparait du public puis il a fait de la pub pour le prochain invité de Kultureshock, Andrew Robinson, comme il se devait (c’est-à-dire qu’il a lu les prospectus, en a fait des boules de papier et nous a bombardé avec, le plus sérieusement du monde). Il s’est ensuite assis directement face à nous tous, nous a demandé comment nous allions et après les politesses d’usage, nous a un peu parlé de ses vacances en Europe (il les terminait). Il aime bien passer une partie de ses vacances annuelles à Londres et à Paris et ça fait plusieurs années de suite qu’il vient. Cette année, il a eu l’occasion de voir une pièce de Shakespeare avec Ralph Fiennes (qui jouait dans la pièce, pas en sa compagnie) et a essayé la Comédie Française à Paris mais il n’y avait plus de places. Les fans lui ont demandé ce qu’il pensait de la direction prise par ‘Voyager’ dans les dernières saisons bien-sûr, et il n’avait pas grand chose de positif à dire là-dessus. En résumé, il nous a dit qu'il en a marre des Borgs, que lui-même et d’autres collègues commencent à s’emm… nuyer ferme aux studios vu qu’ils n’ont plus grand chose à y faire, qu’en tant qu’acteur ce n’était pas son boulot d’écrire ou de diriger la mise en scène s’il n’en avait pas envie et qu’il ne devrait pas avoir à le faire pour avoir le droit de jouer dans un épisode et qu’il avait le sentiment que Chakotay ne survivrait peut-être bien pas à son prochain atterrissage manqué (euh, ce qui est probable s’il continue à l’ouvrir trop grande en public!) et qu’il commencait à le souhaiter pour pouvoir faire autre chose, le travail lui manque. Bon, moi je n’ai même pas vu toute la première moitié de la saison 5 et ce que j’en ai vu, j’ai assez aimé, alors je ne suis pas la meilleure personne pour juger de ce qu’il a dit, mais tout le monde avait l’air plutôt d’accord avec lui. Il y a eu des échos plutôt lamentables depuis sur les sites Star-Trek mais bon, il fallait être présent, je crois, pour bien comprendre que M. Beltran a le ton, sinon le langage, un peu latin sur les bords, et que son style de discours est du genre qui passerait sûrement mieux à Marseille ("Té, ils sont complètement fadas, ces auteurs") que dans le monde anglo-saxon où l'euphémisme et le sous-entendu polis (dirons nous pour rester polis nous-mêmes) sont de règle et où chaque mot est pris trés au sérieux, et la franchise en général mal prise tout court. Tous ceux des fans de Trek qui étaient là ne s'y sont pas trompés et l'atmosphère est restée parfaite. Il parait que ceux qui n'y étaient pas l’ont même accusé plus tard d'avoir dit du mal de ses collègues? Tss tss, alors là, c’est de la médisance pure et simple, il en a parlé avec beaucoup de respect dans la voix et, euh… est-ce bien le moment de parler des imitations?

Allez, pourquoi pas? Les imitations de Bob Picardo (le ‘doc’ sur voyager) ont commencé vers la moitié de la session à Norwich et ont continué tout le week-end. Vous les avez peut-être déjà vues? Ach, impayables! Et je pèse mes mots. Les gars de ‘Voyager’ sont toujours en train se se singer les uns les autres, c’est de bonne guerre et évidemment en toute amitié, et celles-là, croyez moi, elles valent vraiment le déplacement. Quel dommage que nous ne puissions pas vous les faire voir - les photos n’ont pas été réussies- ou vous faire écouter la réaction du public (la cassette doit exister mais je ne l’ai pas)… il est vraiment très bon mime, quoique apparemment, pour la voix, c’est Garrett Wang qui remporte le pompon - on espère bien avoir droit à un duo un jour. Il ne s’est pas arrêté au ‘doc’, bien-sûr, encouragé par le succès obtenu, il nous a offert une imitation de Kate Mulgrew (la victime preférée de ses collègues imitateurs) et aussi du capitaine Kirk aux commandes de son vaisseau attaqué-par-de-féroces-ennemis (c’est vrai qu’il n’oublie jamais de réajuster sa tunique et se recoiffer coquettement de la main droite aprés avoir constaté les dégats…)

norwich08.jpg (13154 Byte)Puisqu'on parle tifs, vers la moitié de la session, un des organisateurs a fait remarquer que la coiffure du capitaine Janeway ne bougeait jamais d’un poil, euh, d’un cheveu, même lors d’attaques, d’accidents etc… a composé le numéro de Kate Mulgrew sur son portable, et l’a remis à Robert avec pour instructions de demander par quelle magie elle n’était jamais décoiffée. Un des fils de Kate a répondu au téléphone, et la conversion suivante a, euh, suivi:

"Allo, bonjour mon grand, c’est Robert… oui…. tu me passes ta mère s’il te plait? Robert Beltran.. oui… je joue dans 'Voyager' aussi.. mais si, puisque je te le dis… je suis le gars assis à côté de… comment? Elle est bourrée? Ah… salut Kate… oui… non… allez, pose ton verre! [en aparté, au public] elle est en train d’engueuler Seven…" etc

Bon, j’y ai cru pendant au moins deux secondes, ne vous moquez pas, ça leur arrive de téléphoner aux autres pour de vrai dans ces conventions, et il était convaincant!

Quoi d’autres? Ah, oui, on lui a demandé s’il aimait travailler comme ‘guest star’ dans d’autres séries (voir notre page ‘A l’écran’) et nous a dit que ça avait des bons côtés mais qu’il est parfois difficile de s’intégrer à une équipe bien soudée de gens qui travaillent ensemble depuis longtemps et qu’il en avait fait l’expérience des deux points de vue. On lui a demandé ce qu’il aimait regarder à la télé, et apparemment il ne regarde que les infos, le sport, un vieux film… et des dessins animés, de temps en temps. On lui a aussi demandé s’il allait souvent voir sa famille, ses frères et soeurs et il a repondu que oui, ils se rencontraient tous chez sa mère, en général. Il y a eu pas mal d’autres questions, evidemment, mais je ne me souviens pas de tout, et je vous épargne celles auxquelles il a déjà répondu des dizaines de fois au cours d'autres conventions.

Ah oui: pendant la conversation sur Chakotay, quelqu’un lui demandait s’il y avait des similarités de caractère entre lui et Chakotay et il était en train d’expliquer que contrairement à son alter-ego tatoué, il comprend vite et n’insiste pas pendant 4 ans quand une femme lui dit ‘non’ et c’est alors qu’un (sûrement ‘une’ je ne me rappelle plus) autre fan n’a pas pu s’empêcher de lui demander s’il avait plus de succès que Chakotay avec les filles. La question, elle, a eu du succès avec les autres fans, c’est le moins qu’on puisse dire. Curieux et indiscrets, les fans? Mais bien-sûr - c’est de bonne guerre. Le pauvre a réfléchi, gagné du temps en buvant un verre, (c’est marrant comme certaines questions leur donnent soif) et a finalement declaré que oui, il avait plus de succès, que tous les hommes de la terre avaient plus de succès que Chakotay... ("même moi" ai-je entendu un gars murmurer de l'arrière de la salle). Ouais, bon, il ne faut pas exagérer, il en a quand même eu une ou deux, le tatoué!

Quoi d’autre? Il a mentionné le Galaxy Ball d’octobre à Los Angeles (voir notre page ‘Sur Terre’ et ‘A Venir’).

Le rapport est un peu court? Ben, oui, la soirée aussi… trés bonne, trés drôle et trés sympa -il sait vraiment comment mettre tout le monde à l’aise- mais un peu courte. Bon, il fallait qu’il prenne son train (nous n’avons pas osé lui proposer de le reconduire à Londres, hélas, hélas, la vie n’est qu’une longue succession d’occasions manquées..) comment? Les bières? Um, oui, finalement, le train, c’était moins dangereux… et ça nous a donné l’occasion de finir la soirée entre fans et de discuter des deux soirées qu’il restait, au bar Page’s à Londres, et là-bas, la soirée n’a pas été triste non plus.. beaucoup plus longue et au moins aussi chaude que chaleureuse!

 

norwich03.jpg (14039 Byte)norwich01.jpg (13500 Byte)norwich02.jpg (15156 Byte)norwich06.jpg (17255 Byte)norwich04.jpg (14603 Byte)

Un grand merci à Lucy et John pour ces belles photos!

 

 

Robert Beltran au bar Page’s à Londres, le 10 juin 2000.

Je ne me souviens plus du début, euh, nous avions bu un verre ou deux en l’attendant. Nous sommes arrivées trop tard pour les tables, elles étaient toutes prises, mais des connaissances d’outre-Rhin étant arrivées avant nous comme il se doit (ponctuelles ces Allemandes), nous nous sommes incrustées. L’atmosphère était trés différente de celle de Norwich, évidemment… Page’s c’est LE café sci-fi de Londres. La musique n’était pas trop mal, mais un peu FORTE! Sauf pendant les épisodes de Voyager qu’ils nous ont passés sur grand écran pour nous faire patient: ‘Unimatrix 0’ et ‘Fury’ - geste d’autant plus apprécié que nous ne verrons pas ces épisodes en Europe de sitôt, alors c’était sympa de voir ce que l’équipage du galant vaisseau devient de nos , euh, de leurs jours..

Pages9.jpg (27077 Byte)Bon, je vais me contenter de taper ce dont je me souviens, au fur et à mesure que ça me revient. La magie de la soirée du samedi à Londres est encore plus difficile à faire passer que celle de Norwich, j’en ai peur. Une super soirée, une foule enthousiaste, amicale et bruyante juste ce qu’il faut… le gars était calme et posé à Norwich, mais à Londres, l’audience a réussi à le contaminer et le résultat fut sans égal. Je sais de quoi je parle, j’ai vu une vidéo de son dernier passage à Page’s, et croyez moi, nous avons choisi la bonne année! Plusieurs des questions ayant déjà été posées à Norwich, je ne les répéterai pas. Il a commencé par nous parler des pièces de théâtre se jouant à Londres en ce moment (le théâtre, c’est son dada), et qu’il y en avait de franchement nulles (le fait est que sa visite coincidait avec une mauvaise passe pour le West End) mais comme les Anglais n’aiment pas la critique, le pauvre s’est fait huer et descendre en flamme. Pour rire, bien-sûr, mais ça promettait.

Il nous a sorti quelques blagues au sujet de l’hôtel où il restait. Le personnel de l’hôtel était sous inspection, apparemment, donc particulièrement charmant. >imitation< "Vous avez fini votre repas M. Beltrumm? (Beltran, c’est un peu difficile à prononcer en anglais) Avez-vous apprecié votre repas? Désirez-vous autre chose, M. Beltrumm?

-Euh, non merci, j’ai à peine commencé la salade, et… non, je n’ai pas fini, ne touchez pas à mon assiette... non, ne… bon, BON! Je dirai du bien de vous!"

A quelqu’un qui lui demandait s'il avait visité le Dome (le projet du millénaire de Tony Blair), il a répondu que non, il visitait rarement les pièges à touristes, et quoiqu’il aime Paris et y passe souvent des vacances, il n’est même jamais monté en haut de la Tour Eiffel.

Ah, et les imitations de Bob Picardo (le doc virtuel)… je sais, je l’ai déjà dit, mais je ne m’en lasse pas. On y a eu droit à Norwich, et on y a eu re-droit à Londres, autant qu’on a voulu! Et pendant que j’y suis, on a aussi eu droit à une imitation de Kate Mulgrew (Janeway) prête à péter les plombs pendant le tournage quand Robert oublie son texte pour la quinzième fois de la journée (le regard s’assombrit, le visage enfle, rougit, l’écume apparait au coin des lèvres, la respiration devient saccadée, les veines du front commencent à enfler, tout son corps se met à vibrer, attention elle va décoller…) (ils sont trés bons amis en fait, mais aiment s’imiter les uns les autres.)

Puisqu’on parle textes, dialogues etc, on lui a demandé comment il fait pour les retenir, et voici la technique beltranienne: il lit son texte une fois et se rend au tournage. Quand c’est à son tour de parler, il a sa page tout près, hors du champ de la caméra. Quand le metteur en scène crie ‘on tourne!’, il sort le début de la phrase, s’arrête brusquement et demande à quelqu’un de se retirer de son champ de vision (’coupez!) et pendant ce temps, il relit son texte (imaginez les yeux agrandis de panique parcourant la page de haut en bas à vitesse grand V). ‘Tournez!’ Cette fois, les trois quarts du texte sortent sans problèmes, et puis il devient tout pensif et s’arrête. Ca ne va pas. Chakotay ne dirait jamais ça. Il exige qu’on appelle les scénaristes tout de suite pour leur demander de changer le texte. Tout le monde se penche sur le texte, mais non, il est trés bien comme ça, on ne va pas déranger les scénaristes pour si peu.. (vous avez deviné: Robert est en train de relire son texte en vitesse pendant les palabres). Bon d’accord, il n’insiste pas, il est prêt, m’enfin, ils vont la tourner cette scène ou quoi? C’est lui qui les attend!.. ah,ah.

Quelqu’un qui ne savait visiblement pas que Paul Bartel était mort récemment lui a demandé s’il aimerait refaire un film avec lui (voir ‘Eating Raoul’). Robert a répondu que euh, il aimait beaucoup Paul Bartel, mais que dans les circonstances, il n’était pas trop pressé de le rejoindre…

Sabpages66.jpg (17770 Byte)Une dame qui avait entendu dire qu’il avait une belle voix lui a demandé de nous chanter quelque chose pour nous le prouver. Si vous allez jamais voir Robert Beltran à une convention, il faut absolument lui demander de chanter. Pas seulement parce qu’il a horreur de ça, mais parce que ses efforts pour essayer d’y couper sont impayables. Et comme il est prêt à se lancer dans absolument n’importe quelle conversation pour essayer de changer de sujet, c’est le moment rêvé pour glisser une question indiscrète au passage si vous en avez envie, yark yark! Bon personne n’en a profité cette fois là. Il s’est mis à nous raconter comment ses frères et lui se prenaient pour les groupes anglais comme les Beatles quand ils étaient petits. La femme qui lui avait demandé de chanter avait entendu parler de ses prouesses musicales à un diner de la St Patrick organisé par Kate Mulgrew (d’origine irlandaise), alors il nous a parlé du bataillon d’Irlandais qui s’est battu avec les Américains contre les Mexicains, puis avait changé de bord (la bouffe était meilleure chez les Mexicains) et évidemment, ils avaient à peine changé de bord que les Mexicains perdaient la guerre. Il y a une chanson sur eux et il l’a chantée au diner de Kate Mulgrew.

Mais ni les souvenirs d’enfance ni la généalogie de Kate Mulgrew n’y a fait: tout le monde voulait toujours l’entendre chanter, alors il s’est mis à nous faire la tête et nous a dit que c’était trés difficile de chanter comme ça, sans accompagnement bla bla bla… belle erreur, parce que c’est alors que toute la salle a décidé de lui démontrer combien il est facile de chanter sans accompagnement, et toute la salle, 150 voix (chacune accompagnée par les autres 149 voix bien-sûr) a entonné spontanément un air bien connu " oh, how d’ you dooo what you do to me…?.." etc. Le pauvre ne savait plus où se mettre et a du avoir recours à la bouteille d’eau salvatrice pour se remettre d’aplomb. Bon, on l’avait eu, alors quand le bruit s’est un peu calmé, il nous a chanté un petit morceau d’une chanson, et si ça vous intéresse, il a effectivement une très belle voix, et je lui aurais volontiers envoyé un coup de pied quelque part quand il s’est arrêté au bout de quelques secondes sous prétexte qu’il ne se souvenait plus du reste de la chanson, mais encouragé par les applaudissements, il nous a demandé de lui lancer des titres, et nous avons eu droit à une version un peu, si peu, caricaturée de ‘YesterdaaAAaaAAaY’ des Beatles.

Plus tard, un gars lui a dit que Chakotay était un homme assez doux de caractère et lui a demandé si lui l’était aussi. La question étant difficilement audible, Robert a fait passer le micro jusqu’à lui pour qu’il puisse la répéter. Pendant que le micro revenait vers lui , Robert bougonnait: " est-ce que je suis quelqu’un de doux? Mmmmm… ALORS, IL REVIENT OU QUOI, CE MICRO DE ****?!" ah , ah, et a changé de sujet en nous reparlant de Chakotay.

Quand on lui a demandé s’il comptait prendre sa retraite un jour, il a dit que non, il espérait bien mourir sur scène (et on a eu droit à une démonstration, sgniiif!)

On lui a demandé si ça l’ennuyait qu’on le reconnaisse dans la rue, et il a répondu que non, pas vraiment, sauf quand, trés rarement, les gens vont un peu loin et s’accrochent un peu trop. Comme il n’a pas retroussé ses manches, nous n’avons pas pu vérifier, mais nous on veut bien le croire que cette dame a laissé la marque de ses ongles sur son avant-bras…

Quand on lui a demandé ce qu’il comptait faire aprés ‘Voyager’ il a dit qu’il allait préparer une mise en scène d’ ‘Othello’, probablement au théâtre où il a déjà joué Hamlet, et je crois qu’il a parlé de films, mais je ne me souviens plus exactement.

Pages7.jpg (10229 Byte)Ah, j’allais oublier l’anniversaire… un des gars du bar l’a rejoint sur l’estrade alors qu’il parlait, et s’est mit à allumer les bougies sur un gâteau au chocolat qui se trouvait sur la table (je ne l’avais même pas remarqué jusqu’alors, incroyable mais vrai, je n’ai pas l’habitude de ne pas remarquer les gâteaux au chocolats). Il nous a expliqué que c’était l’anniversaire d’une demoiselle dans l’audience et il a demandé à Robert si il voulait bien chanter ‘Joyeux anniversaire’ en son honneur, ce qu’il a fait de bonne grâce, à la yesterdaaAAaaaAy. Bon, je ne sais pas qui était dans le coup, mais la fille tombait visiblement des nues, et aprés s’être remise de sa surprise, a visiblement décidé qu’elle aimait beaucoup le cadeau d’anniversaire (Robert) offert par son mari, qu’elle serait bête de ne pas en profiter au maximum, l’a rejoint sur l’estrade, l’a embrassé et ne lui a plus laché le cou. Le cadeau d’anniversaire l’a prise par la taille et a fait la conversation poliment, lui a demandé si tout allait bien, a remarqué qu’elle et son mari (qui lui offrait Robert comme cadeau) étaient un couple trés libre et moderne, a essayé de prononcer le nom de la fille (italienne) qui finissait en’ Zzzzi’, nous a fait un cours sur la prononciation des Rrrs latins, l’a complimentée sur son nom d’épouse anglais (Clarke avec un ‘e’) et a continué à improviser jusqu’à ce que la séparation s’effectue, sans anesthésie je crois, mais je ne me souviens plus.

Ses origines ethniques… il nous a expliqué qu’il était d’origine mexicaine, donc en partie amérindien en partie européen, et que ce n’était pas trés important en faisant remarquer que de toutes façons, il est difficile de remonter trés loin dans le temps. Comme plusieurs fans anglais indiquaient qu’il connaissaient leur arbre généalogique jusqu’à Adam (au moins), il nous a fait une imitation parfaite de l’Anglais snob qui se vante de sa noblesse, imitation trés appréciée par l’ennemi français présent dans les rangs (nous) " Aoh, yes, nous shommes anglais, noss ancêêêtres bla bla bla…"

Bon, il y a eu des tas d’autres questions, mais je ne me rappelle pas de tout.. . En tout cas l’ambiance était vraiment super, comme quoi on n’est jamais déçu avec les trekkies. Je crois que Robert a passé une bonne soirée aussi, ce qui se voit à la longueur des réponses.. pour quelqu’un qui a dit plusieurs fois ne pas aimer les longs monologues (sauf au théâtre) et passe pour un peu réservé en général, il n’a pas eu peur de se lancer dans de longues histoires marrantes et la réaction du public n’a pu que l’encourager.

La soirée s’est terminée par la signature d’autographes, qui a pris un temps certain puisque c’est la session préférée de l’invité d’honneur, qui aime prendre son temps, discuter avec chacun et chacune et embrasser tous les candidat(e)s à l’embrassade, au grand dam des organisateurs qui regardaient leur montre d’un air affolé et la queue qui n’en finissait pas. Ah, anecdote: une fille lui a demandé de signer un 020pages.jpg (17040 Byte)autographe sur son sein (presque) nu (vous voulez des détails? C’était son sein gauche je crois..) au grand amusement du public. Bon, je sais ça a l’air un peu drôle, mais c’était à Londres, ne l’oubliez pas, où on ne se retourne pas sur si peu. Il a obtempéré de bonne grâce, mais je dois dire que j’ai paniqué pendant deux secondes quand j’ai vu qu’ un gars s’approchait à son tour et je me suis surprise à me demander ce que celui-là allait lui demander de signer…

Aprés la session autographe, il s’est mêlé aux fans qui restaient, il est même venu s’asseoir à notre table pour faire notre connaissance et nous a demandé si nous avions aimé la soirée, et d’où nous venions, aprés quoi je lui ai demandé s’il avait passé un bon séjour à Paris etc.. et nous avons fait causette pendant quelques minutes avant qu’il nous quitte pour aller s’offrir un verre au bar. Trés simple et trés sympa. Nous somme parties finalement, pas tout à fait les dernières mais presque... et il est venu de lui-même nous dire au revoir à la porte (bisous, youpi!) et nous a demandé pourquoi nous avions l’air si fatiguées. Quand je pense qu’il venait de passer plusieurs heures sur scène, je me demande ce qu’il fume en cachette, parce qu’il était frais comme un gardon, et nous prêtes à tomber de sommeil!

 

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